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Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry martèlent qu'« il ne peut y avoir de capitalisme vert »

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photo jean-luc mélenchon s'est déplacé à caen pour soutenir manon aubry et défendre l'idée de l'écologie populaire. © eric feferberg / afp

Jean-Luc Mélenchon s'est déplacé à Caen pour soutenir Manon Aubry et défendre l'idée de l'écologie populaire.© Eric FEFERBERG / AFP

Les représentants de la France Insoumise ont profité de leur meeting de campagne à Caen pour marquer leur différence avec les écologistes.

« Ne croyez pas sa lettre au Père Noël, il ne peut y avoir de capitalisme vert » : Jean-Luc Mélenchon est descendu jeudi soir à Caen dans l’arène des élections européennes en critiquant l’approche écologiste de Yannick Jadot pour mieux promouvoir « l’écosocialisme » de La France insoumise.

Devant plus de 800 personnes, la tête de liste Manon Aubry et M. Mélenchon ont uni leurs forces pour la première fois en meeting afin de convaincre que leur « écologie populaire » supplante l’approche des autres formations.Notamment d’EELV de Yannick Jadot, avec qui ils se trouvent au coude-à-coude dans les sondages autour des 8 %, un déclassement certain par rapport à la présidentielle de 2017 où Jean-Luc Mélenchon avait récolté 19,58 % des voix.

« Il faut reconnaître au courant écologiste la dette que nous avons à leur égard : ils nous ont alertés, mis en garde » depuis plusieurs décennies, a concédé Jean-Luc Mélenchon. « On découvre qu’il n’y a rien de plus urgent, c’est eux qui avaient raison […] Tout le monde est écolo, et on en retrouve les termes partout ».

Désaccord avec les écologistes

Mais les Insoumis arguent qu’ils sont les seuls à détenir la solution, sous le slogan « Fin du monde, fin du mois, même responsables, même combat ». « Les uns disent que c’est la bonne allocation de la ressource par le système capitaliste, nous c’est l’intérêt général et la planification écologique pour mettre les sous à tel endroit et pas autrement », a dit M. Mélenchon.

Il a répondu à Yannick Jadot, qui a dénoncé dans la théorie insoumise un collectivisme confinant aux « sovkhozes » soviétiques et à « l’étatisme centralisé » : « On n’a jamais eu l’intention de collectiviser l’ensemble de l’économie, il y aura aussi pour le capital privé une lisibilité pour savoir où s’engager. Si on dit : 'On va mettre des éoliennes en mer partout', si vous êtes un industriel des différentes composantes des éoliennes, vous savez de quel côté l’investissement doit se faire ».

« Nous avons un désaccord avec ceux qui devraient être les plus proches de nous, EELV et M. Jadot, car nous ne croyons pas que l’écologie soit soutenable dans l’écologie de marché », a-t-il ajouté.

Jadot défend l’Europe et le climat

Yannick Jadot a dit ces dernières semaines croire en la libre entreprise, tout en disant vouloir réguler le marché. Critiquant les traités de libre-échange, il défend en revanche l’Union européenne et souhaite approfondir sa construction, contrairement aux Insoumis qui veulent remettre en cause ses traités de fonctionnement. « Moi mon objectif c’est de sauver l’Europe pour sauver le climat », a résumé M. Jadot.

« Ne croyez pas à sa lettre au Père Noël, il ne peut pas y avoir de capitalisme vert », a prévenu Jean-Luc Mélenchon.

Un peu plus tôt, Manon Aubry a tonné : « A tous ces hypocrites qui font de la lutte contre changement climatique un totem, oui on connaît les solutions et on ira chercher l’argent dans vos poches, dans les paradis fiscaux ! »

« Il faut investir 177 milliards d’euros dans la transition écologique », a-t-elle estimé, avant d’ajouter en référence à la « règle d’or » budgétaire européenne : « On peut vivre avec une société qui a 3 % de déficit, mais pas avec 3 degrés de réchauffement climatique ».

« C’est pas pour Mélenchon que tu votes ! »

Ajout à leur programme, les Insoumis demandent cette semaine l’instauration d’un règlement et d’une agence européens de la « règle verte », concept-phare de la pensée insoumise, selon lequel « on ne doit prélever à la nature que ce qu’elle peut reconstituer, et ne produire que ce qu’elle peut supporter ».

Sur la forme, Jean-Luc Mélenchon a tenu à faire sa première apparition dans la campagne sous le prisme de l’humour. Son meeting commençait par une boutade ironique : « Le mouvement s’essouffle, les sondages ne sont pas bons, personne n’aime ma personne sacrée… »

Il l’a terminé en clamant, face aux mauvais sondages : « On peut y arriver, je suis débordant d’enthousiasme, on va faire comme on fait toujours, avec discipline et méthode […] Certains disent 'Mélenchon me fatigue', très bien c’est pas pour Mélenchon que tu votes c’est pour Manon Aubry ! »

 
Ouest France avec AFP   Ouest-France  

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